De l'eau pour l'agriculture au Sénégal | Enabel - Agence belge de développement

DE L'EAU POUR L'AGRICULTURE

Sénégal
Au Sénégal, l'agriculture est la principale activité économique en zone rurale. Face à la croissance démographique et à l'urbanisation grandissante, l'augmentation de la production agricole nationale est devenue une condition nécessaire pour assurer la sécurité alimentaire du pays.

Pour répondre à ce besoin, le Sénégal et la Belgique ont conçu ensemble un projet qui veut garantir aux éleveurs et aux agriculteurs un accès durable à l'eau productive pour qu'ils puissent augmenter leur production.

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PRESSION CROISSANTE SUR L'EAU PRODUCTIVE

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La consommation d'eau douce pour l'agriculture représente plus de 70% de la consommation des réserves d’eau de la planète. Au Sénégal, les prélèvements sur les ressources en eau à des fins agricoles s’élèvent même à 93% de l’eau douce disponible.

Selon les prévisions de la FAO, d'ici à 2030, le taux des prélèvements en eau pour l’agriculture augmentera d’environ 14%, et les terres irriguées s’étendront ultérieurement de 45 millions d’hectares dans 93 pays « en développement ». La pression sur les ressources en eau est donc croissante, tout comme le défi pour l’agriculture d’aujourd’hui et de demain.

Au cours des dernières années, de nombreux pays d'Afrique subsaharienne se sont engagés dans la construction d’infrastructures hydro-agricoles pour répondre aux besoins croissants de l’agriculture.
La contrainte du développement agricole de l'Afrique de l'Ouest n'est pas liée à la disponibilité de l’eau, mais au manque d’infrastructures pour stocker et acheminer l’eau vers les cultures et pour protéger les surfaces agricoles des risques d’inondations.
« Lignes directrices pour le développement d'infrastructures hydrauliques en Afrique de l’Ouest », CCRE, 2012, p.4.
Digue de retenue, Kayemor (Kaolack)

RÉALISATION D'INFRASTRUCTURES HYDRO-AGRICOLES

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La réalisation d'infrastructures hydro-agricoles telles que les barrages, les digues anti-sel et les forages vise à combler les besoins croissants du secteur agricole en eau. Les populations de cinq régions du bassin arachidier (Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès) ont été invitées à identifier leurs besoins en la matière et à soumettre une demande de projet. Un processus de consultation et de concertation a donc été mis en place au sein des communautés, auquel ont participé les agriculteurs, les chefs de village, les femmes et les jeunes. Au total, quelque 200 communautés rurales ont introduit une demande de projet.
Bassin de rétention d'eau qui permet d'alimenter des systèmes d'irrigation pour les cultures, d'abreuver les animaux ou de relever le niveau de certains points d'eau douce pour augmenter la pêche.
Onze digues de retenue ont été réalisées. Elles pourront stocker près de sept millions de m3 d'eau, ce qui permettra aux producteurs de pratiquer la riziculture et le maraîchage sur environ 1000 hectares toute l’année, en réalisant deux, voire trois cycles agricoles par an.
Cinq forages d'eau existant ont été rééquipés, ce qui permet aux agriculteurs de développer des activités maraîchères sur environ 50 hectares.
Les cinq digues anti-sel réalisées permettent aux agriculteurs de récupérer près de 650 hectares de terres salinisées et d'empêcher l'eau salée de contaminer l'eau de production et d'éviter ainsi la perte de terres agricoles.
Construction d'une des trois digues semi-filtrantes. Elle contribuera à réalimenter la nappe phréatique, les producteurs pourront dès lors accéder à l'eau plus facilement. Ces travaux constituent aussi une opportunité d'emploi pour la population locale. Sur ce chantier, plus de 300 jeunes participent aux travaux de construction.
Rééquipement de forage, Guerlé (Diourbel)

LA DURABILITÉ PASSE PAR L’IMPLICATION DES ACTEURS LOCAUX

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En raison des profonds changements apportés par ces infrastructures, la participation des populations à la conception des projets et à toutes les étapes de leur réalisation s'avère fondamentale pour garantir des investissements durables.
Les populations sont invitées à identifier les besoins de leur communauté en termes d'eau productive et à soumettre une demande de projet.
Les exploitants agricoles et les populations bénéficiant des infrastructures sont encouragés à se regrouper en associations pour le suivi, la gestion et l'exploitation des ouvrages. Ils sont accompagnés et formés afin d'assurer une gestion équitable, démocratique et durable des ouvrages.
Jeune exploitant du périmètre maraicher de Guerlé (région de Diourbel), où la population a introduit une demande pour le rééquipement d'un forage. Une canalisation de près de 400 m achemine l’eau jusqu’au périmètre maraîcher. Le partenaire Caritas accompagne les exploitants avec des formations en techniques de production maraichère.
Digue de retenue, Fasthieckene (Fatick)

en savoir plus

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  • Le Projet de Bassins de Rétention et de Valorisation de Forages est réalisé conjointement par la Direction des Bassins de Rétention et des Lacs Artificiels du Ministère sénégalais de l'Agriculture et de l’Equipement Rural, et Enabel, l’Agence belge de développement. Il est financé par la Belgique et le Sénégal. Il intervient dans cinq régions du bassin arachidier (Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès).



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Photos : @ Enabel / Marcella Pasotti

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